Sa stratégie

D’un point de vue stratégique, Bruno Gollnisch est le candidat du rassemblement :

1° en France

Seul Bruno Gollnisch, comme le fut Jean-Marie le Pen à l’époque de la création du FN, est actuellement en mesure de fédérer la nébuleuse nationale française, aujourd’hui constituée par les différentes chapelles ou associations qui gravitent et qui évoluent idéologiquement autour du Front National. Lui seul peut rassembler l’ensemble de la droite nationale sur une ligne doctrinale claire, sûre, sans rien sacrifier au politiquement correct.

Il existe sans doute quelques différences secondaires entre ces différentes chapelles : il reste que le Front, qui porte bien son nom, a toujours eu vocation à admettre ces divergences en son sein. Plus qu’un parti, qui n’a l’ambition de rassembler qu’une partie des français, le Front est un mouvement fédérateur capable de créer une dynamique, sur une base solide de valeurs non négociables, en suscitant l’enthousiasme et en emportant l’adhésion du plus grand nombre. Ces valeurs non négociables révèlent une commune structure de pensée à l’ensemble de la droite patriote, dont témoigne en l’occurrence notre attachement indéfectible à l’enracinement familial, national, moral et culturel.

C’est un fait en revanche que Marine n’est malheureusement pas en mesure de rassembler notre famille de pensée : tant d’évictions et de départs parmi les militants, les responsables et les cadres historiques du Front, depuis qu’elle s’y est imposée, ne peuvent en effet que susciter l’interrogation, éveiller la suspicion, inspirer l’inquiétude… Car un chef rassemble et ne divise pas.

Et il est vain de vouloir élargir notre électorat si l’on n’est pas assis sur un socle de principes qui constitue une base solide ; il est vain encore de vouloir élargir le cercle de notre électorat si l’on n’est pas capable, sur cette base, de réunir et de rassembler d’abord sa famille de pensée, si l’on n’est pas capable de fédérer sa propre famille politique. Car toute dynamique doit reposer sur un socle solide et stable. En revanche, tout édifice dont les fondations sont ébranlables et mouvantes menace de s’écrouler sur lui-même. C’est dans ce sens que Sebastien Derouen, sur son blog, répond à l’un de ses contradicteurs : «Par ailleurs, on ne peut pas couper les forces d’émancipation des forces d’enracinement. Je suis profondément persuadé que seul l’individu réenraciné, assumant sa filiation culturelle, s’inscrivant volontairement dans sa tradition, va demain être capable de résistance. Or, d’une certaine façon, ces réactionnaires que vous n’aimez pas sont un peu ce que l’on appelle au Japon des « trésors nationaux vivants », au sens où ils portent la flamme d’une tradition qui sans eux s’éteindrait et sans laquelle « France » ne serait plus qu’une plate désignation géographique. À vouloir émanciper le Front de ses liens peut-être un peu passéistes avec le passé, vous risquez beaucoup qu’en plus de n’être plus nationaliste, votre nationalisme ne soit pas social non plus. » A l’audience, nous ne voulons donc pas sacrifier la substance de notre idéal : mais nous préférons créer l’audience sur notre projet politique, en suscitant pour lui un intérêt auprès de l’électeur. Cette démarche est certes plus exigeante, mais elle est aussi plus honnête par rapport à nous-mêmes et par rapport à notre électorat.

2° à l’international

Bruno Gollnisch a été choisi et désigné par les députés européens pour diriger l’Alliance Européenne des Mouvements Nationaux. Des députés européens patriotes, il est en effet définitivement reconnu comme chef de file et successeur de Jean-Marie le Pen. Mais cette reconnaissance excède le cercle proprement européen : elle a un retentissement international que conforte d’ailleurs son statut de vice-président exécutif chargé des relations internationales. C’est ainsi qu’il se rendra cet été au Japon pour participer à une conférence internationale des mouvements patriotiques.

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