Et si c’était Gollnisch ?

Et si c’était Gollnisch ?

Médiatique, désignée par son père, Marine Le Pen est-elle pour autant assurée d’être élue présidente du FN par les militants lors du congrès de Tours en janvier ? Une source proche de Jean-Marie Le Pen affirme que le rapport de forces entre les deux candidat serait en fait « très incertain ». Le recentrage de Marine Le Pen séduirait les électeurs du FN, tandis que la posture traditionnelle de Gollnisch flatte le conservatisme des militants. Si ce dernier l’emportait, celle-là pourrait toutefois être la candidate du FN.  G.L

LE POINT n° 1993 – 25 novembre 2010

9 réflexions sur « Et si c’était Gollnisch ? »

  1. « Le recentrage de Marine Le Pen »

    En effet, Marine le Pen a maintes fois changé de cap depuis le lancement de la campagne quant au prochain président du Front-National… Chacun en déduira ce qu’il en veut. Cependant, cela démontre bel et bien qu’elle n’a strictement aucune doctrine à proposer.
    Celles et ceux qui se sont engagés derrière sa candidature non rien vu d’autre que sa fameuse dédiabolisation. Laquelle n’avait été basée que, bien souvent, sur un abandon plus ou moins profond de notre idéal. Marine gérerait-elle uniquement son programme sur le nombre de voix à gagner ou à perdre ? Cela à l’image d’un certain Sarkozy qui d’un jour à l’autre ne sait plus quelle ligne politique à adopter, rien n’est à démonter sur ce fait. Mais qu’en sera-t’il à l’avenir alors ? Pour gagner ou perdre quelques miettes sera-t’elle aussi prête à renoncer ce qui, jusqu’à maintenant, à faire la force du FN ?
    Il nous faut continuer sur la ligne politique de Jean-Marie le Pen avec que celui-ci ne devienne l’ « otage » de sa propre fille. Comme le dit, à juste titre, M. Roger Holleindre, dans l’un de ses livres, il nous faut refaire voter en faveur du FN ceux qui un jour ont vu un espoir dans notre propre ligne politique, ceux qui ont « une fois » voter pour le FN en gardant la même ligne politique sans rien renoncer à notre propre doctrine.

    Gollnisch Président !!!

  2. Quand on lit le communiqué du FNJ mis en lien, on y perçoit une mauvaise foi effrayante; il semble avoir été écrit par un membre du PCF .
    Ces gens n’ont rien d’autre à proposer que la destruction de toute résistance nationale .
    Ils ne sont pas des nôtres , cela devient de plus en plus évident.

  3. Le ticket Marine Le Pen/Bruno Gollnisch serait évidemment le scenario « idéal » pour le Front national. Mais, outre que l’on peut se demander si les haches de guerre n’ont pas déjà été déterrées entre les deux clans, on peut penser que Marine Le Pen n’a pas besoin des « gollnischiens » pour son seul unique objectif (réaliser un résultat au moins égal à celui de son père en 2007 à l’élection présidentielle 2012) et que ces derniers, constitueraient même plutôt une gêne pour elle alors qu’ils ne représentent probablement pas grand chose électoralement.
    D’autre part, contrairement au clan Gollnisch, l’hyper-médiatisation de Marine Le Pen lui permettra de survivre en elle-même à la perte inéluctable de la quasi-totalité des mandats régionaux que le Front national a conservés en 2010 (118 sur les 156 élus en 2004) dont nous aurons une idée plus précise aux élections cantonales de mars prochain. Sachant malgré tout qu’un mauvais résultat à ces dernières pourrait aussi générer un mauvais résultats aux élections législatives de 2012 qui provoquerait une aggravation des problèmes financiers du parti, qui compliquerait encore le « recyclage » des anciens conseillers régionaux de l’Ouest et des futurs anciens conseillers régionaux de l’Est.
    Pour l’instant, ni Marine Le Pen ni Bruno Gollnich ne se sont montrés réceptif à la seule solution que constitue l’acceptation de la main tendue des cadres de « Droite Populaire » mais on peut espérer que ces derniers la renouvelleront dès l’été 2012 et que plusieurs cadres frontistes l’accepteront en échange d’un mandat de conseiller territorial.

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